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Les
principaux Saints de Glace sont :
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Saint
Mamert (le 11 mai) : évêque de Vienne
en Dauphiné (v. 462-475). Frère du poète
Claudius Mamert, il semble s'être distingué comme
lui, par son éducation littéraire, comme par sa
science Théologique. Il entra en conflit avec l'archevêque
d'Arles, dont il contestait la suprématie, mais il dut
se soumettre (463). Il institua ou introduisit en Gaule la procession
des Rogations.
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Saint Pancrace (le 12 mai) :
neveu de saint Denis, martyr né en 290 et décédé
en 304 à l'âge de 14 ans, patron des enfants. Mort
à Rome durant la persécution de Dioclétien
en 304. Dès le temps de Grégoire de Tours, il
était vénéré en France. Il a donné
son nom à un titre cardinalice, à Rome, ou ses
reliques furent conservées jusqu'en 1798.
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Saint Servais (le 13 mai) : Evêque de
Tongres en Belgique, né vers 300, mort à Tongres
en 384. Il assista aux conciles de Cologne (346) et de Sartique
(347), combattit les ariens ; mais au concile de Rimini (359),
il signa une profession de foi ambiguë, trompé par
les arguties des évêques ariens Ursace et Valens,
et par sa connaissance imparfaite de la langue grecque. A l'approche
des Huns, il se rendit à Rome pour implorer le secours
des papes Jean VIII et Martin 1er.
Ces
Saints ont été remplacés par Sainte Estelle,
Saint Achille, Sainte Rolande en 1960 lors du dernier concile de
l'Eglise Catholique.
Selon les régions et les cultures, d'autres noms
viennent s'ajouter à la liste :
Plus la région est au Sud plus les Saints de glace sont redoutés
tôt dans l'année, ainsi à Béziers
on craignait Saint Georges (23 avril), Saint
Marc (25 avril), Saint Aphrodise (28 avril).
En Savoie on craignait aussi Saint
Urbain (25 mai).
D'après un dicton :"Mamert,
Pancrace et Boniface sont les trois saints de glace mais Saint Urbain
les tient tous dans la main". Ce qui signifie
que la fin mai peut s'avérer redoutable.
A l'origine, ces Saints devaient protéger les cultures des
derniers froids printaniers durant les jours qui leur étaient
attribués (11, 12 et 13 mai). Les agriculteurs
et viticulteurs ayant remarqué que ces jours étaient
ceux durant lesquels les cultures couraient les plus grands risques
à cause d'une chute de température nocturne qui arrivaient
tous les ans à la même période. Mais n'ayant
pas été à la hauteur de leur mission, ils ont
fini par personnifier les derniers gels dans les croyances populaires.
On a fini par leur faire endosser la responsabilité des gelées
qu'ils personnifient désormais. Cette croyance populaire
basée sur l'expérience et l'observation préconise
donc de laisser passer ces trois jours avant d'entreprendre les
grands travaux de printemps.
Il
est conseillé en tous cas d'attendre la deuxième quinzaine
de mai pour repiquer en pleine terre.

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