Woluwe-Saint-Pierre : commune
pionnière !
Guichet
électronique
Le guichet électronique de la commune est accessible 24 heures/24
et 7 jours/7. Il vous donne accès à un ensemble de
formulaires officiels de commande pouvant être remplis et
envoyés de manière électronique, sans vous
déplacer. Pour garantir la sécurité de la transaction
et l’accès aux services proposés, il est indispensable
de vous identifier à l’aide de votre carte d’identité
électronique ou de votre numéro de registre national.
Le cas échéant, vous devez également disposer
d’un système de PC banking ou d’une carte de
crédit VISA.
http://www.woluwe.be/formulaires/guichet_fr.cfm
Le
citoyen et l'Internet
Il
est devenu fort prisé de parler partout et très fort
de gouvernance électronique ou pire, de "e-government"
pour utiliser la prétentieuse langue de bois jargonnante
à la mode.
Qu'en
est-il, quelle est la situation réelle, l'intérêt
pour le citoyen et quelles en sont les véritables perspectives
à court et moyen terme ?
Chacun
peut, de nos jours, effectuer une série d'actes grâce
à son ordinateur et une connexion au réseau internet.
Pour ne citer que les quelques cas les plus connus, il est possible
d'effectuer ainsi la plus grande partie de ses opérations
bancaires, rédiger et déposer sa déclaration
de revenus et commander sa carte de parking avec respectivement
ses banques, l'Etat fédéral et sa commune.
Mais
ces opérations sont-elles véritablement sûres
? Hélas, le doute s'impose quand on examine de plus près
les conditions d'utilisation de ces services.
Parce
que le risque existe et que, contrairement à ce qui est proclamé
partout et par tous les promoteurs, il est très loin d'être
anodin. Il comporte trois volets : le vol de données personnelles
et l'abus qui peut en être fait, le viol de la vie privée
par des tiers non habilités, et la mise sous surveillance
du citoyen par un pouvoir national ou étranger à des
fins souvent difficilement justifiables.
Où
donc réside le risque ? Partout !
On peut en effet affirmer que le risque existe à chaque niveau,
à chaque étape de la communication.
Le
premier risque, et sans doute le plus généralisé,
est celui qui naît à cause de l'imprévoyance,
voire l'inconscience de chacun de nous. Un chiffre donne le vertige
: 80% des ordinateurs connectés à l'internet ne sont
protégés ni des infections virales, ni des intrusions
de logiciels espions, et cela par la faute de leurs propriétaires
qui n'ont jamais installé d'anti-virus ou de pare-feu, ou
jamais paramétré ni mis à jour ces outils s'ils
existent. De la sorte, nos ordinateurs sont livrés, grands
ouverts, à qui veut y faire son marché et le moindre
petit pirate peut, sans le moindre problème, enregistrer
la totalité des numéros de carte de crédit,
les codes secrets, les "login" et toutes les données
permettant d'accéder aux comptes bancaires, aux dossiers
fiscaux ou de mutuelle des abonnés.
Tant
que ces échanges d'information ne doivent servir qu'à
commander une carte de stationnement à son administration
communale, c'est de peu d'importance et à la mesure de la
faible utilité de ce type de service, mais au-delà,
c'est toute la vie des gens qui est en jeu, leur patrimoine et la
sécurité des informations de tout type qui les concerne.
Tant
que ce niveau-ci de sécurité n'aura pas été
assuré de façon générale, tout le reste
est de la littérature puisque c'est la sécurité
réelle du niveau le plus fragile qui détermine la
sécurité globale.
Cependant
les promoteurs politiques du tout à l'internet et de la "citoyenneté
informatique" jouent les autruches en refusant de voir les
problèmes et d'étudier les solutions, préférant
jurer que tout est pensé, prévu et cadenassé.
Hélas, beaucoup ignorent eux-mêmes quasi tout de la
sécurité. Comment pourraient-ils alors garantir celle
des autres ?
Ceci
doit nous faire prendre conscience d'une chose essentielle : personne
ne peut nous assurer que nos données privées ou vitales
sont parfaitement en sécurité dès le moment
où nous, utilisateurs, les faisons circuler sur l'internet
sans prendre, nous d'abord, les mesures qui sont indispensables.
Qui d'entre nous quitterait sa maison en en laissant la porte grande
ouverte ? Or c'est ce que nous faisons trop souvent avec nos ordinateurs
et des maraudeurs n'ont besoin que de 3 minutes pour découvrir
un PC qui n'est pas protégé, en piller le contenu
ou y installer un espion.
Et
les assurances, promesses et serments des responsables politiques
ne doivent pas faire illusion : personne ne peut, en l'état
actuel de la technique, jurer qu'un système est à
l'abri d'un petit curieux plus imaginatif. Ni les données
privées, ni même les données gérées
par l'Etat ou ses émanations ne sont inviolables, quand ce
n'est pas l'Etat lui-même qui se montre friand de nos "secrets"
petits ou grands.
Alors
veillons, chacun pour nous et sur nos propres ordinateurs en premier
lieu, à avoir toujours un anti-virus mis à jour plusieurs
fois par semaine au moins, un pare-feu récent et en bon état,
un logiciel de lutte contre le "spam", un autre qui détecte
et éradique les "espiogiciels", ces petits programmes
destinés à envoyer à des tiers quels qu'ils
soient, des informations sur ce qui se trouve dans la mémoire
de notre PC voire nos codes secrets et les numéros de nos
cartes bancaires ou de mutuelle !
Invitons
ensuite nos représentants politiques de ne pas nous bercer
de mots creux : leur première et plus urgente tâche
est d'organiser la sécurité collective avant de demander
aux gens d'accorder une confiance aveugle à un système
de communication de données parfois sensibles. La "simplification
administrative" a bon dos, mais elle ne doit pas être
imposée aux risques et périls du citoyen.

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