
L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la visite des mages à l'enfant Jésus, le Messie dans le monde. Elle a lieu le 6 janvier. En France et en Belgique, puisque ce jour n'est pas férié, elle est célébrée le deuxième dimanche suivant Noël.
« Épiphanie » est un mot d'origine grecque qui signifie « manifestation » ou « apparition » – du verbe φαίνω (faïnò), « se manifester, apparaître, être évident » – et dont l'utilisation est antérieure au christianisme. Les Épiphanes sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès, Héra, Poséidon, Déméter, Héphaïstos, Aphrodite, Arès, Artémis, Hestia. L'Épiphanie chrétienne ne s'inspire pas du culte païen des Épiphanes, car il s'agit d'une célébration de la manifestation publique du Fils de Dieu incarné (Jésus) au monde, non pas à partir d'une révélation extérieure à l'humanité ou sous les apparences de l'humanité, comme dans la mythologie grecque, mais dans la naissance d'un enfant dans le peuple juif et qui en est le messie, et sa rencontre avec le monde païen, symbolisé par les mages de l'évangile.
La fête s'appelle aussi « Théophanie », qui signifie « manifestation de Dieu ». Au XIXe siècle on l'appelait le jour des Rois en référence des Rois mages.
La fête était à l'origine, jusqu'à la fin du IVe siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, Nativité, manifestation par la venue des mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana. Depuis l'introduction d'une fête de la Nativité (Noël) le 25 décembre, l'Épiphanie s'est spécialisée de façons diverses selon les confessions, et a adopté des sens variés.
L'Épiphanie, tout comme le cycle de Noël, est loin d'être d'origine purement chrétienne, mais tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière.
En effet, Noël, avant d'être un jour, est d'abord un cycle, qui atteint son apogée au jour du solstice d'hiver (ou en tout cas un des jours associés au solstice) le 25 décembre. Cette nuit du solstice, qui est la plus longue de l'année, signifie le retour de la Lumière ou, mieux, la renaissance de la Lumière à l'origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours. Ainsi Noël est-elle une fête qui dure 12 jours et 12 nuits, le 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 Apôtres, 12 Dieux Olympiens, 12 Tribus d'Israël, etc.).
Le cycle prend fin le 6 janvier. C'est à ce moment que les jours commencent à s'allonger de façon sensible, que la promesse de la nuit solsticiale est tenue. On célèbre alors l'Épiphanie, la manifestation de la Lumière. La galette symbolise par sa forme ronde le soleil. Il est à noter également que c'est ce jour (en tout cas son équivalent, car le calendrier de la Rome antique n'était pas le nôtre) qu'avait lieu la fête des 12 Dieux Épiphanes (autrement dit les 12 Olympiens).
Le christianisme a repris tout ce fonds symbolique en assimilant la lumière au Christ, puisqu'il est compris comme la parole qui éclaire le monde.
Cette fête célèbre la visite de l'enfant Jésus par les mages, relatée dans l'Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de savants venus d'Orient, ils sont couramment appelés les trois Rois mages et nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar.
Dans certains pays, la célébration liturgique de la fête est reportée à un dimanche, en vertu d'un indult papal. Il s'agit de permettre aux gens de célébrer la fête dans les cas où ils doivent travailler le 6 janvier si ce jour n'est pas férié. Ainsi, en France et en Belgique, cette fête est célébrée le deuxième dimanche après Noël. En Espagne, la célébration de l'Épiphanie est particulièrement importante, le jour en effet est férié.

La tradition veut que l'Épiphanie soit l'occasion de « tirer les rois » : une figurine est cachée dans une pâtisserie et la personne qui obtient cette fève devient le roi de la journée. Cette pratique trouverait son origine dans les Saturnales de la Rome antique.
En France, depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l'occasion de cette fête. La tradition veut que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.
Un usage moderne veut aussi que la traditionnelle fève soit accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève sera symboliquement couronnée roi ou reine et devra offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il devra offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse... ).
Lorsqu'il y a des enfants, l'un d'entre eux – en général le plus jeune – doit se placer sous la table et, tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l'enfant désigne le destinataire de cette portion.
Des variantes se sont développées. Certaines familles s'arrangent pour que la fève ou la figurine revienne à un des plus jeunes enfants. Il est couronné roi ou reine. Il choisit alors son roi ou sa reine qui est souvent sa mère ou son père. Fréquemment, les « Rois » sont tirés plusieurs fois au cours de la période.
Dans le sud-ouest de la France, traditionnellement, on ne prépare pas une galette, mais un gâteau des rois qui est une brioche en forme de couronne, que l'on nomme « còca » en occitan et qui est couverte de sucre granulé. Dans le sud-est, cette même couronne est, en plus du sucre, garnie et couverte de fruits confits. Un santon (généralement santon-puce) tend à remplacer la fève. Cette « couronne des Rois » est toujours très présente mais se fait souvent concurrencer par la galette, moins chère (les fruits confits sont coûteux) mais aussi de fabrication et conservation (voire de manipulation !) plus facile.
On trouve des coutumes similaires en Espagne, au Portugal (Bolo Rei) et dans les pays d'Amérique latine. Le Día de los Reyes Magos y est souvent un jour férié et les enfants y reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.
Les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette de l'Élysée. Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président de la République ne puisse pas être couronné. Cette tradition remonte à l'année 1975, date à laquelle fut offerte à Valéry Giscard d'Estaing une galette géante d'un mètre de diamètre.
En Belgique et aux Pays-Bas : on mange également une galette à la pâte d’amande. Le plus jeune se cache sous la table pour désigner les parts et le roi du jour choisit sa reine. Pendant la journée les enfants parcourent les rues en chantant la chanson de l’étoile et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons. Cette coutume tend à disparaître en Belgique. Dans les campagnes flamandes cela se fait encore. Notons au passage qu’en Wallonie, c’est à ce moment qu’on commence la préparation du Carnaval.
La tradition de tirer les Rois existe aussi dans le sud des États-Unis, sous le nom de "king cake". Ceux-ci sont mangés pendant toute la période qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras. La fête a lieu le 6 janvier.
En Grèce et à Chypre, il n'y a pas de galette « des rois » à proprement parler. La Vassilopita est aujourd'hui une galette en l'honneur de saint Basile de Césarée. Cette galette est préparée la veille du nouvel an et ce n'est qu'au 1er janvier, jour anniversaire de la mort du saint qu'elle est coupée. On y dispose traditionnellement une pièce en or, mimant ainsi une disposition que fît adopter le saint pour répartir de manière égale la rançon non utilisée pour stopper le siège de Césarée. Toutefois, l'origine de la tradition byzantine remonte très certainement aux Kronia de la Grèce antique et aux Saturnales de Rome, comme l'a démontré l'anthropologue Margarett Hasluck.
Les Rois Mages
Les Rois Mages : texte en *.pdf
Galette des rois poires, amandes, chocolat
Quelques mots du chef : ne pas oublier la fève et les couronnes royales !
Une recette de galette des rois ultra gourmande pour commencer l'année sous le signe de la gourmandise !
Très bonne année à toutes et à tous, que le plaisir des papilles soit roi !
Préparation : 20 min
Cuisson : 25 à 30 min
Ingrédients (pour 8 personnes) :
- 2 rouleaux pâte feuilleté
- 2 grosses poires
- 60 g de chocolat noir
- 150 g de poudre d'amandes
- 100 g de beurre mou + 1 noix de beurre
- 3 oeufs
- 150 g + 1 cuillère à soupe de sucre semoule
- 1 fève et 1 couronne
Préparation :
- Epluchez les poires, coupez-les en quatre, retirez le trognon et coupez chaque quart en trois tranches.
- Faites-les dorer à feu modéré, dans une grande poêle contenant une noix de beurre fondu.
- Saupoudrez-les de 1 cuillère à soupe de sucre pour qu'elles caramélisent un peu.
- Travaillez le beurre mou au fouet électrique avec les 150 g de sucre, puis ajoutez 2 oeufs et les amandes en poudre. Fouettez jusqu'à obtention d'une crème homogène.
- Déroulez un premier disque de pâte, en le laissant sur son papier de cuisson.
- Etalez la crème dessus, en laissant les bords libres sur 2 cm.
- Disposez par dessus les tranches de poires et parsemez-les de chocolat grossièrement haché; glissez la fève !
- Mouillez les bords de la pâte avec de l'eau et recouvrez avec le deuxième disque de pâte; appuyez sur les bords avec les dents d'une fourchette pour les souder.
- Badigeonnez avec le 3eme oeuf battu et formez éventuellement des dessins, légérement, avec la pointe d'un couteau.
- Faites glisser le tout sur la grille du four (préchauffé à 180°C) et faites cuire 25 à 30 minutes.
La "Galette classique" et facile à réaliser
Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min
Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) :
- 2 pâtes feuilletées
- 100 g de poudre d'amandes
- 75 g de sucre
- 1 oeuf
- 50 g de beurre mou
- quelques gouttes d'extrait d'amande amère
- 1 jaune d'oeuf pour dorer
- 1 fève !
Préparation :
Disposer une pâte dans un moule à tarte, la piquer avec 1 fourchette.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients (poudre d'amande, sucre, oeuf, beurre mou, extrait d'amande amère).
Etaler le contenu du saladier sur la pâte, y mettre la fève (sur un bord, pour minimiser les chances de tobner dessus en coupant la galette!).
Refermer la galette avec la 2ème pâte, et bien coller les bords.
Dessiner au couteau dessus et dorer au jaune d'oeuf (dilué dans un peu d'eau). Percer le dessus de petits trous pour laisser l'air s'échapper, sinon elle risque de gonfler et de se dessécher.
Enfourner à 210°C (th 7) pendant 30 min environ (surveiller la cuison dès 25 min, mais ne pas hésiter à laisser jusqu'à 40 min si nécessaire).
Galette des rois franc-comtoise
Préparation : 30 min
Cuisson : 45 min
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1/2 litre de lait
- 200 g de beurre en morceaux
- 10 cuillères à soupe de sucre
- 2 paquets de sucre vanillé
- 2 cuillères à soupe de fleur d'oranger
- 250 g de farine
- 6 oeufs
Préparation :
Préchauffer le four à 150°C (thermostat 5).
Faire chauffer doucement le lait et le beurre; lorsque celui-ci est fondu, ajouter les sucres et la fleur d'oranger.
Faire chauffer le tout à feu doux; lorsque le mélange est sur le point de bouillir, verser d'un seul coup la farine. Remuer à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à former une grosse boule de pâte.
Baisser le feu, et continuer à travailler la pâte en boule quelques minutes.
Laisser refroidir, puis ajouter les oeufs un à un, tout en mélangeant.
Chemiser un moule à tarte (beurrer puis fariner pour faciliter le démoulage), y étendre la pâte.
Ne pas oublier la fève !
Bien lisser le dessus, et dessiner un quadrillage.
Enfourner pendant 45 min environ (bien surveiller). Quand c'est bien doré, c'est prêt !